Le château de Chambord

À Chambord, vous découvrirez un lieu idéal, fait d’harmonie et de modernité.

En 2021, Chambord célèbre les 200 ans d’ouverture au public d’un monument qui suscite admiration et fascination à travers le monde entier. Placé dans la première liste des Monuments historiques en France dès 1840, patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981, Chambord est l’une des plus stupéfiantes constructions de la Renaissance. Loin d’être un palais résidentiel ou encore un relais de chasse, Chambord incarne une véritable utopie : celle d’une œuvre d’art géniale qui n’a pas fini de révéler tous ses secrets. L’utopie fut le mot d’ordre des 500 ans et l’esprit même de la Renaissance.

À Chambord, vous découvrirez un lieu idéal, fait d’harmonie et de modernité. Car conserver le patrimoine de l’humanité n’est pas une attitude figée, mais bien au contraire, une perpétuelle remise en question pour le rendre sensible au public le plus large. Ainsi, chaque année, de nouveaux aménagements et projets sont présentés aux visiteurs et une riche programmation d’événements culturels ponctue les saisons.

Propriété de l’État depuis 1930, le Domaine national de Chambord est devenu en 2005 un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la haute protection du Président de la République et sous la tutelle du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Agriculture et du Ministère de l’Écologie. Le conseil d’administration est placé sous la présidence de M. Augustin de Romanet. Depuis janvier 2010, l’établissement public de Chambord est dirigé par M. Jean d’Haussonville.

Visiter Chambord, c’est accéder à un monde à part, empli de mystère, qui ouvre les portes du génie

Dès le franchissement du mur d’enceinte, long de 32 kilomètres, alors qu’on pénètre au cœur d’un monde à part, jusqu’au moment où l’on se retrouve face à l’architecture de génie imaginée par François Ier et l’artiste inspirateur Léonard de Vinci, c’est une impression incomparable qui saisit le visiteur. Ensuite, chacun est amené à composer son parcours sur l’ensemble du domaine, depuis la place Saint-Louis jusqu’aux terrasses du château, en passant par le logis royal, les cuisines du XVIIIe siècle, les vignes de l’Ormetrou, les Jardins-potagers en permaculture, les écuries du Maréchal de Saxe, les jardins à la française ou encore la Grande promenade !

500 ans d’histoire

1519. Un palais surgit au cœur des terres marécageuses de Sologne. François Ier, tout jeune roi, en ordonne la construction. C’est une œuvre architecturale monumentale que le roi se plaît à montrer aux souverains et ambassadeurs comme un symbole de son pouvoir, inscrit dans la pierre. Le plan du château et ses décors sont conçus autour d’un axe central : le fameux escalier à double révolution, inspiré par Léonard de Vinci, spirale ascendante qui mène du rez-de-chaussée aux terrasses sur lesquelles culmine la Tour Lanterne.

  • La fin des travaux au XVIIe siècle

Il faut attendre le règne de Louis XIV pour que l’édifice soit achevé. C’est également à cette époque que les abords du château sont aménagés. Des écuries sont construites à l’extérieur du château et la rivière du Cosson, qui traverse le parc, est en partie canalisée pour assainir le site. Le Roi-Soleil réside à plusieurs reprises dans le monument en compagnie de sa cour. Molière y présente même pour la première fois à Chambord la plus célèbre de ses comédies, Le Bourgeois gentilhomme, le 14 octobre 1670, en présence de Louis XIV et de la cour.

  • Les aménagements du XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, des travaux sont entrepris afin d’aménager l’intérieur du château. Louis XV en dispose pour loger successivement (entre 1725 et 1733) son beau-père Stanislas Leszczynski, roi de Pologne en exil, puis le maréchal de Saxe, en récompense de sa victoire militaire de Fontenoy (1745). La nécessité d’apporter chaleur et confort à l’édifice pousse les différents occupants à meubler de façon permanente le château et à faire aménager dans les appartements boiseries, parquets, faux-plafonds et petits cabinets.

Durant la Révolution, le château est pillé, le mobilier est vendu mais le monument échappe à la destruction.

  • Au XIXe siècle: un château privé

Chambord connaît une période d’abandon avant que Napoléon n’en fasse don en 1809 au maréchal Berthier en remerciement de ses services. Ce dernier n’y fait qu’un court séjour et sa veuve demande rapidement l’autorisation de vendre cette grande demeure en mauvais état. L’ensemble de Chambord est ensuite offert en 1821 par une souscription nationale au duc de Bordeaux, petit-fils du roi Charles X. Les événements politiques qui le conduisent à l’exil ne lui permettent pas d’habiter son château dont il prend le titre « Comte de Chambord ». Il ne découvre son domaine qu’en 1871 à l’occasion d’un court séjour pendant lequel il rédige son célèbre « Manifeste du drapeau blanc » qui l’amène à refuser le drapeau tricolore, et par là-même le trône. À distance pourtant, le comte de Chambord est attentif à l’entretien du château et de son parc. Il fait administrer le domaine par un régisseur, entreprend de grandes campagnes de restaurations et ouvre officiellement le château au public. Après sa mort, en 1883, le domaine passe par héritage aux princes de Bourbon-Parme, ses neveux.

  • XXe siècle : Chambord, asile de chefs-d’œuvre pendant la Seconde Guerre mondiale

Le château et le parc sont propriétés de l’Etat depuis 1930.

En 1939, suite à l’ordre d’évacuation des principaux musées de Paris, dont le Louvre, des milliers d’œuvres sont expédiées par convois vers onze châteaux et abbayes du Centre et de l’Ouest de la France dont Chambord. Le château, fermé au public, va ainsi abriter des milliers d’œuvres d’art majoritairement issues des collections publiques françaises afin de les préserver des bombardements et de la convoitise des nazis.

Avec 4 000m3 de caisses entre- posées en juin 1944, Chambord devient le plus conséquent des 83 dépôts ayant servi à abriter les œuvres pendant le conflit. Des œuvres iconiques, telles que La Joconde de Léonard de Vinci, La Liberté guidant le Peuple de Delacroix ou La Dame à la licorne ont été cachées à Chambord.

Grâce à des conservateurs et des fonctionnaires du patrimoine zélés, les trésors nationaux traversèrent la guerre sans encombre, transformant Chambord en un musée imaginaire.

  • La recherche à Chambord

Intelligence des Patrimoines est un programme ARD (Ambition Recherche Développement) soutenu par la Région Centre-Val de Loire et porté par le Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours.

Fidèle à ses missions de soutien à la recherche scientifique et de diffusion des savoirs, le Domaine national de Chambord est engagé auprès du programme de recherche pluridisciplinaire Intelligence des Patrimoines depuis sa création. Accueil des chercheurs, mise à disposition de ressources, participation aux actions de terrain, coproduction de dispositifs de médiation : les synergies sont nombreuses entre les équipes de Chambord et celles des laboratoires partenaires du programme.

Cette coopération scientifique de haute ambition a déjà donné lieu à des actions de valorisation. Deux dispositifs de médiation numériques innovants ont ainsi été mis à disposition des visiteurs du château à l’occasion de la grande exposition des 500 ans de Chambord en 2019, en particulier un modèle 3D interactif de son célèbre escalier à double révolution pour en comprendre l’ordonnance architecturale.

Depuis 2020, la Boussole, application numérique d’excellence, offre aux visiteurs une balade enrichie au cœur des nouveaux circuits de La Grande Promenade.

 

LÉONARD DE VINCI, ARCHITECTE DE CHAMBORD ?

  • Doit-on la conception du château de Chambord, création architecturale exceptionnelle, à Léonard de Vinci ?

 À la suite de la bataille de Marignan, François Ier découvre les merveilles de l’architecture italienne et le travail de Léonard de Vinci. Lors de son retour en France en 1516, François Ier invite le maître italien à séjourner à la cour de France en tant que « premier peintre, architecte et ingénieur du roi ». Son influence dans la conception du projet de construction du château se retrouve dans la comparaison entre des partis architecturaux adoptés (le plan centré du donjon, la présence d’un escalier à double-révolution, d’un système de latrines à double fosse et conduit d’aération ou encore le système d’étanchéité des terrasses…) et les croquis qu’il a réalisés dans ses carnets. Aucun autre artiste, architecte ou ingénieur n’a en effet laissé la trace de tels principes. On peut ainsi penser que Chambord fut la première et la dernière création architecturale du maître, mort au château du Clos-Lucé à Amboise en 1519, quelques mois avant que ne débutent effectivement les travaux de construction de Chambord.

L’expression même de la Renaissance

Au loin, sa silhouette est aussitôt reconnaissable: l’édifice, inscrit dans une plaine aménagée de jardins et de parterres, de petites maisons et de routes, construit au cœur de bois environnants, impressionne avec ses toitures peuplées de cheminées, lucarnes, tourelles. Aujourd’hui, il ressemble à l’image du château de la Belle au bois dormant. À la Renaissance, il répondait à l’idée que l’on se faisait du palais idéalisé véhiculée par les romans de chevalerie en vogue, tel l’Amadis de Gaule (1508).

Il y a quelque chose de troublant dans cette image, à la fois géométrique et raisonnée, foisonnante et fantasque, massive et aérienne.

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