Les personnages marquants

"Il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde." Victor Hugo.

Le Château de Chambord est le plus vaste et le plus majestueux des châteaux de le Loire, et pour cause, commandé par le roi de France François Ier à son retour de la bataille de Marignan, il n’est pas envisagé comme un lieu de vie mais comme un symbole de puissance et d’esthétisme.

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1981, le Château de Chambord a vu passer de nombreux personnages illustres.

 

Depuis François Ier, qui n’y habitera qu’une cinquantaine de jours, jusqu’à Louis XIV qui fera terminer les travaux colossaux entrepris quelques deux siècles auparavant, le Château de Chambord sera la scène de parties de chasse dans le parc aussi vaste que Paris intra-muros, et de fêtes grandioses.

En 1519, François Ier entreprend la construction d’une nouvelle maison royale à Chambord, au cœur des terres giboyeuses et marécageuses de Sologne. Le roi suit avec intérêt l’avancée du chantier même s’il n’y séjourne que rarement au cours de son règne. Il signe là un palais à son image, héritier des traditions médiévales et des idées de la Renaissance. Chambord est pour lui autant un lieu de séjour isolé où il aime venir chasser avec ses intimes, qu’une création architecturale de génie et un manifeste politique. Il y convie ainsi, pour les éblouir, des diplomates étrangers ou en 1539, son rival Charles-Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique. A son décès en 1547, l’aile de la chapelle et l’enceinte basse ne sont pas encore achevées.

Gaston d’Orléans reçoit en 1626 le comté de Blois (dont dépend Chambord) en apanage des mains de son frère, le roi Louis XIII. Frondeur à ses heures, il y est même assigné à résidence à partir de 1634. Il apprécie le séjour de Chambord et entreprend les premières restaurations du château. Les terrasses, dont l’étanchéité n’est plus assurée, sont réparées comme la tour lanterne et les voûtes sculptées du second étage qui ont souffert des infiltrations d’eau. Il acquiert en outre de nouvelles terres pour constituer le parc de Chambord et achève la construction du mur de clôture. Chambord atteint sa superficie actuelle, 5 440 hectares, clos par un mur de 32 kilomètres de long.

Le roi soleil fait achever les travaux de construction du château, mis en sommeil depuis le règne d’Henri II. L’aile de la chapelle et l’enceinte sont enfin couvertes d’un toit. Louis XIV séjourne à Chambord avec sa cour à neuf reprises entre 1660 et 1685, généralement à l’automne. Ses journées sont alors ponctuées de chasses, de comédies ou de bals. La fameuse satire du bourgeois voulant se faire aristocrate a été créée par Molière et Lully devant le roi et la cour au château de Chambord le 14 octobre 1670.

En 1680, il aménage un nouvel appartement de parade à son image, au centre du donjon. Il réalise également quelques aménagements aux abords du château pour assainir le site (canalisation du Cosson) et créer un jardin digne de ce nom sur une terrasse artificielle. Les travaux restent cependant inachevés. Enfin, il entreprend la construction d’écuries sur l’avant-cour du château.

Le roi de Pologne exilé, beau-père du roi Louis XV, est invité à séjourner avec sa modeste cour dans la maison royale de Chambord à partir de 1725. Il y goûte les solitudes d’un palais isolé, une vie tranquille, pieuse et ordonnée, dans l’espoir de recouvrer son trône et mettre fin à son errance. A la belle saison, les fièvres paludéennes l’obligent à quitter le château et à se réfugier temporairement dans des résidences proches (Blois, Saint-Dyé, château de Saumery, château de Ménars). Pour assainir l’air de Chambord, il fait poursuivre les travaux entrepris par Louis XIV aux abords du château. Stanislas Leszczynski quitte définitivement le domaine en août 1733.

Maurice de Saxe, maréchal de France, reçoit Chambord des mains de Louis XV en 1745 en récompense de ses exploits militaires. Il y séjourne « comme un souverain », avec sa cour et ses régiments, occupant ses journées par des manœuvres militaires, des chasses ou des divertissements. Il supervise également de grands travaux dans le château et son parc. Il aménage ainsi un théâtre au second étage du donjon ou remet au goût du jour l’appartement de parade avec un riche décor mobilier.

Le maréchal achève également l’aménagement d’un jardin à la française et fait percer de nombreuses routes dans le parc pour faciliter les chasses à courre. Il meurt au château le 30 novembre 1750.

Henri, petit-fils du futur roi Charles X, reçoit Chambord en cadeau de naissance par une souscription nationale en 1821. Contraint à l’exil dès 1830, il administre son domaine avec passion depuis ses résidences autrichiennes dans l’espoir d’y résider à son retour en France et de régner sous le nom d’ « Henri V ». Le château fait l’objet de nombreuses campagnes de restauration qui le sauvent de la ruine.

Il est également ouvert pour la première fois à la visite. Le comte y présente une collection d’œuvres, en particulier des portraits de famille, acquises sur le marché de l’art ou provenant de dons de royalistes fidèles.  Avec son décès en 1883 s’éteint le dernier héritier direct du roi Louis XIV.

Pour plus d’informations : découvrez l’exposition “Les Lys et la République” sur ce lien

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Mesures de sûreté «VIGIPIRATE»

A la suite des attentats survenus en France en 2015 et 2016, et afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le domaine national de Chambord applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques.