Le programme scientifique

Chambord un lieu de référence mondiale pour la connaissance des grands ongulés sauvages grâce à un programme scientifique stratégique.
La réserve nationale de chasse et de faune sauvage est appelée à servir la recherche scientifique et doit se fixer pour objectif de figurer, dans les dix ans qui viennent, dans la dizaine de lieux de référence dans le monde pour l’étude des grands ongulés sauvages.

Un territoire unique en France pour la recherche scientifique

Chambord est le seul lieu en France qui allie une surface suffisamment vaste pour préserver le comportement naturel des grands animaux et un mur qui empêche leurs entrées et sorties. A cette situation exceptionnelle s’ajoute un service de la chasse et de la forêt composé d’agents forestiers et de l’ONCFS spécialistes de la faune sauvage, rompus aux techniques du panneautage, qui ont recueilli et conservé des données sur les cervidés depuis des décennies. Cette combinaison de facteurs permet un suivi cohérent et dans la durée des populations de grands animaux ainsi que des comparaisons avec des populations en milieu ouvert. L’Etat n’aurait pas la possibilité de recréer aujourd’hui une forêt de plaine de la taille de Paris intra-muros en milieu fermé. Il n’y a pas d’alternative en France. C’est dire l’importance stratégique de Chambord pour l’étude scientifique de la grande faune européenne et la nécessité de maintenir les conditions de préservation d’un domaine qui doit rester fermé et chassé. Des études scientifiques ponctuelles étaient en cours dans le cadre d’une convention-cadre de partenariat signée avec l’ONCFS en 2009[1]. Le programme François Sommer, lancé début 2014, est un changement d’ambition.

[1] Etude portant sur la circulation et l’impact de la fièvre catarrhale ovine (FCO) chez les ruminants sauvages en France ;

 

 

Un programme scientifique centré sur les interactions entre la chasse et la biodiversité

Par une convention tripartite adoptée fin 2013, l’ONCFS, la Fondation François Sommer et le domaine national de Chambord ont défini et engagé un programme scientifique global d’une dizaine d’années pour modéliser la démographie des deux espèces phare, cerf et sanglier, en distinguant le rôle de la chasse et des stratégies de chasse sur le fonctionnement, la reproduction, la survie et la mortalité (compensatoire/décompensatoire).

Peu de travaux scientifiques se consacrent aujourd’hui en Europe à la chasse comme l’outil essentiel de la gestion rationnelle et durable des populations d’ongulés, dans un contexte pourtant quasi-généralisé d’expansion des populations.

Ce programme se compose des éléments suivants :

  • Dynamique du sanglier

Ce projet concerne la modélisation du fonctionnement démographique de la population chassée et la mise au point de méthodes de suivi des fluctuations d’effectifs[1]. Dans l’étude de la dynamique, une large place sera faite aux conditions d’environnement (climat, fructifications forestières, intrants) et aux pratiques de la chasse. La durée minimale des opérations est d’une dizaine d’années compte tenu de l’espérance de vie d’un vieux sanglier.

  • Dynamique du cerf élaphe

Ce projet concerne également la modélisation du fonctionnement démographique de la population chassée et la mise au point des indicateurs de gestion. Il repose principalement sur la détermination des principaux paramètres de la dynamique (reproduction et survie dans les différentes classes d’âge)[2].

  • Pression de chasse et efficacité de chasse

La réduction du nombre de chasseurs en France et l’accroissement du nombre d’ongulés sauvages doivent conduire à mieux contrôler les populations et à veiller davantage à la gestion durable des écosystèmes forestiers. Chambord peut mettre son organisation de chasse au service de la mise au point de nouvelles techniques de chasse. Il serait par exemple intéressant de comparer l’efficacité relative de battues avec et sans consigne suivant plusieurs modalités (épargner les laies suitées, grosses laies etc.). L’impact dans le temps sur la dynamique de la population serait testé et modélisé.

[1] L’estimation des paramètres démographiques (succès reproducteur et survie des deux sexes) sera nécessaire et des opérations spécifiques seront conduites dans cet objectif (marquage, reprise ultérieure de sangliers de tous âges – vivants ou morts – examen des animaux tués à la chasse). Le marquage d’une centaine d’individus de chaque sexe chaque année pourrait constituer un premier objectif.

[2] La capacité de Chambord à organiser des panneautages pendant l’hiver sera utilisée pour le marquage annuel régulier de mâles et de femelles de tous âges. L’objectif est de préserver de la chasse une part minoritaire de la population (10/25%) pour en comparer l’évolution avec la population chassée, en équipant les animaux d’âge connu de systèmes lisibles à distance. Tous les autres animaux seront équipés de systèmes visuels discrets pour mesurer l’impact de la chasse. Un axe du programme pourrait aussi porter sur l’habitat du cerf élaphe afin d’obtenir une  estimation de son domaine vital (pose de quelques colliers GPS/GSM) et, surtout, sur l’origine génétique du cerf de Chambord.

Une adhésion à la Stratégie nationale pour la biodiversité

Dans son but premier, la Convention mondiale sur la biodiversité, adoptée au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, engage les Etats Parties à protéger leur biodiversité indigène en priorité sur les espèces exogènes et particulièrement contre les espèces invasives. En application de la Convention sur la diversité biologique, la France a adopté une stratégie nationale de la biodiversité en 2004 qu’elle a révisée en 2010.

 

La décision de gérer « l’écosystème de Chambord » selon une approche stratégique a été prise lors de l’adhésion au réseau européen Natura 2000, au titre de la directive Oiseaux en 2006, pour le classement en Zone de Protection Spéciale (ZPS) et au titre de la directive Habitats en 2007 pour le classement en Zone Spéciale de Conservation (ZSC). Le document d’objectifs (DOCOB/Natura 2000), élaboré avec le soutien de l’ONF, a été adopté début 2014.

 

L’exploration de la biodiversité de Chambord intéresserait largement la communauté scientifique française et internationale et plaiderait pour que l’établissement public adhère à la Stratégie nationale pour la biodiversité en 2015, sous l’égide du ministère en charge de l’environnement.

Pour rester dans la cohérence d’un programme scientifique construit sur l’étude des espèces cerf et sanglier, deux actions, présentées en annexe, pourraient être lancées le moment venu et sous condition de ressources.

  • Une action pour la conservation et la gestion de la biodiversité du cerf élaphe dont le patrimoine génétique, à Chambord, reste inconnu à ce jour
  • Une action pour la réhabilitation de l’écosystème et la restauration de la biodiversité à Chambord

 

L’idée générale est de faire une force de la faiblesse de la production forestière de Chambord.  Il s’agirait de travailler, dans une première composante, à une réhabilitation des milieux et, dans une seconde composante, à la biodiversité faunistique en approfondissant l’interaction entre chasse et biodiversité. Cet effort porterait en priorité sur les milieux ouverts, en particulier les landes. A cette fin, une carte proposera un périmètre conçu pour combiner la présence d’une zone humide remarquable (étang du Périou) et de landes. D’environ 600 hectares, cette zone ainsi cartographiée est indicative. Elle vise à définir un ensemble cohérent de gestion, suffisamment vaste pour préserver efficacement la biodiversité et permettre l’expression de différents faciès de landes, mais peut tout à fait être ajustée en fonction d’autres enjeux propres au site.

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Mesures de sûreté «VIGIPIRATE»

A la suite des attentats survenus en France en 2015 et 2016, et afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le domaine national de Chambord applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques.