Le jardin anglais

A la fin du XIXe siècle, un jardin anglais est projeté pour faire une transition agréable entre le village, l’église et le château. Il s’inscrit dans la tradition des jardins anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.

Un projet d’aménagement des années 1880 présente quelques bosquets, des arbres isolés, et une lisière arbustive entre la Place Saint-Louis et la mairie. Le jardin se compose de plusieurs cheminements en courbe, avec des grandes allées et des petits chemins. Ce projet de grande ampleur ne sera jamais réalisé.

Un relevé de 1889 montre des bosquets d’arbres devant le château et une lisière arbustive du côté de la Place Saint-Louis et de la mairie. Le lieu a un style paysager épuré, avec une pelouse descendant en pente douce vers le château, et des conifères comme des cèdres ou des séquoias. Une allée relie la Place Saint-Louis à la porte dauphine et une autre forme un cheminement entre la mairie et le château.

Au cours du XXe siècle, les bosquets sont supprimés pour des questions de mode et d’entretien, mais le tracé des allées ne change pas jusqu’à la recréation contemporaine du jardin anglais en 2014.

Les nouveaux aménagements du jardin anglais

Les nouveaux aménagements s’inspirent des jardins anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. Un jardin anglais s’inspire de jardins réalisés en Angleterre à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il se compose d’un tracé des allées souple et naturel et d’une palette végétale spécifique tels que des conifères et des rhododendrons.

80 espèces sont plantées pour agrémenter le jardin et compléter les plantations déjà existantes. L’idée n’est pas de restaurer à l’identique ce jardin anglais. Certains éléments sont du XIXe siècle, comme les arbres en lisière et la légère pente descendant vers le château. Le jardin sert de porte d’entrée aux jardins du château et au château lui-même. Le jardin est dessiné autour de deux allées principales formant un parcours aller (de la Place Saint-Louis au château) et un parcours retour (du château à la Place Saint-Louis). Ces deux circulations libres permettent de fluidifier les flux de touristes, notamment en été.

Le promeneur découvre un paysage ouvert ponctué de grands arbres isolés et de bosquets en forme libre. Une troisième allée plonge dans un sous-bois recomposé, en lisière du massif forestier existant. Des portes végétales marquent des passages. Elles sont de formes variables, en chapelle ou en alignement. Les places, allées et tapis verts sont marqués par des charmilles, formant un fond riche aux prairies situées en arrière.

Les bosquets créent des cônes de vue sur le château et la nature lointaine. Ils sont enrichis de collections végétales propres aux jardins anglais mais dans un langage contemporain et adapté au terrain.

Des grands arbres marquent l’espace aux croisements, aux virages et aux rotules. Ils ponctuent et rythment l’espace et invitent à une halte face au château. Des végétaux résistants aux maladies et peu sensibles aux attaques d’insectes ont été choisis pour éviter les traitements aux engrais chimiques. Ils sont adaptés au sol en place à tendance calcaire.

 

 

Circuit de visite perturbé et fermeture(s)

En raison des travaux préparatoires pour les événements des 500 ans de Chambord, certaines salles peuvent être fermées et le circuit de visite perturbé.

Mesures de sûreté «VIGIPIRATE»

A la suite des attentats survenus en France en 2015 et 2016, et afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le domaine national de Chambord applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques.