Restauration des lanternons

Les restaurations du monument sont placées sous la direction de l’agence Chatillon Architectes et de François Chatillon, Architecte en Chef des Monuments Historiques, en charge du Domaine national de Chambord depuis 2019.

Les travaux ont pour but la restauration des lanternons des toitures du château de Chambord. Les toitures concernées sont les quatre lanternons du donjon (Tour Dieudonné, Tour Henri V, Tour François 1er, Tour Caroline du Berry) ainsi que les lanternons de la Tour Robert de Parme et la Tour de la Chapelle.

Ce chantier vise d’abord à sécuriser les charpentes de Chambord dont les terminaisons sont menacées par des fuites d’eau. L’étanchéité des poutraisons n’est plus garantie, entraînant ainsi un risque fort de céruse : le mélange des tannins de chêne, de l’eau et du plomb produit de la céruse qui attaque gravement les couvertures de plomb, et pourrait, à terme, endommager sérieusement les charpentes.

Hormis quelques interventions ponctuelles de réparation, aucune intervention de restauration n’a été menée sur les lanternons depuis 1967. Les opérations sont lancées en mai 2021 et se termineront pour le printemps 2023. Elles sont placées sous la direction de François Chatillon, membre de l’Académie d’Architecture, Architecte en Chef des Monuments Historiques depuis 2004.

Les enjeux

Grâce à un investissement de près de 3,8 millions d’euros, les chantiers des lanternons du château sont lancés sous la direction de François Chatillon en 2021. Ces derniers n’avaient pas été restaurés depuis la fin du XIXe siècle. Les travaux ont pour but la restauration des lanternons des toitures du château de Chambord : les quatre lanternons du donjon (tour Dieudonné, tour Henri V, tour François Ier, tour Caroline de Berry) ainsi que les lanternons de la tour Robert de Parme et la Tour de la Chapelle. Hormis quelques interventions ponctuelles de réparation, aucune intervention de restauration n’a été menée sur les lanternons depuis plus de 50 ans.

 

Ce projet répond à deux enjeux majeurs :

• État sanitaire dégradé

Ce chantier vise en priorité à mettre en sécurité les charpentes de Chambord dont les terminaisons sont menacées par des désordres dans les lanternons. Les premiers états sanitaires réalisés sur une partie des lanternons depuis le début du chantier ont permis de constater de écarts d’état importants entre les six lanternons du château dont certains sont plus abimés qu’anticipé. Le lanternon Caroline de Berry présente notamment un mauvais état structurel avec des éléments de charpentes qui, avec le temps, avaient commencé à vriller et s’affaisser. Les interventions prévoient la réparation des désordres sanitaires notamment la reprise des défauts d’assemblage, le redressement, la consolidation des contreventements, le remplacement des pièces de bois trop abîmées mais aussi la reprise de l’étanchéité des couvertures en zinc et en ardoise.

 

Restitution et mise en valeur du patrimoine originel de Chambord

Afin de rétablir la silhouette de Chambord au plus proche du dessin originel, les ornements de plomb aujourd’hui disparus (salamandres, fleurs de lys, garde-corps, volutes, candélabres et modénatures) seront restitués grâce à l’intervention d’artisans au savoir-faire exceptionnel. Ils étaient le signe magnifique du logis royal, l’expression du caractère utopique de Chambord et de l’esthétique des romans de chevalerie qu’affectionnait François Ier. Des recherches historiques complémentaires ont permis de confirmer la présence de nuances de teintes bleu-gris foncées sur ces décors en plomb. L’application de patines adaptées permettra de se rapprocher au mieux des jeux de nuances imaginés à l’origine.

Chiffres-clés de la restauration des lanternons :

6 lanternons restaurés (les quatre du donjon en plomb, et deux en ardoise) :

• 12 mètres de hauteur avec la girouette (10,3 sans) ;
• 15 tonnes ;
• 7.500 kg uniquement pour le plomb ;
• 80 tonnes d’échafaudages sur 54 mètres ;
• 30 personnes travaillent sur le chantier ;
• 10.000 heures de travail pour l’ensemble des corps d’état, dont 4.000 pour les couvreurs (les lanternons en ardoise en comptent 4.000 chacun) ;

Restauration d’un lanternon en 1904

 

Tel un laboratoire à ciel ouvert, Chambord accueille des corps de métier exceptionnels dans le cadre de chantiers à l’échelle du siècle. Trois entreprises de la région Centre-Val de Loire restaurent le château : Guèble, appartenant au groupe Villemain, assure le montage des échafaudages tandis que les charpentes sont restaurées par le spécialiste Battais-Centre et les couvertures plomb et ardoise par le groupe UTB. La restauration des charpentes et le travail d’ornementation sont effectués par deux ateliers situés dans département du Maine-et-Loire : les Ateliers Perrault, en charge des charpentes et Loire Ornements, qui retravaille la partie en plomb. Labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant, l’Atelier Mariotti oeuvre à la dorure des girouettes des lanternons et l’Atelier Tollis, référence dans la restauration d’art, travaille la polychromie des dômes en plomb.

 

 

 

Le Domaine national de Chambord bénéficie du plan France Relance

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