Le balbuzard pêcheur est l’une des espèces protégées emblématiques du parc de Chambord. Ce fameux rapace migrateur était en grand danger d’extinction au début du 20e siècle ; il avait complètement disparu de France continentale.
Grâce aux mesures de protection mises en place à partir des années 1970, l’espèce est de nouveau observée en forêt domaniale d’Orléans en 1984, puis en forêt de Chambord en 1995.
Depuis, toutes les mesures sont prises pour assurer sa préservation : protection des arbres porteurs de nids, construction de plateformes de compensation, quiétude observée autour des aires pendant la saison de reproduction, suivi des naissances, baguage des jeunes, etc.
L’espèce fait l’objet d’un plan national d’actions (PNA) décennal depuis 2019.
Chambord est le 2e site de reproduction des balbuzards pêcheurs en France : entre 6 à 7 couples y nichent chaque année entre mars et août-septembre. Ensuite les couples se séparent pour rejoindre le Sénégal, la Gambie, l’Espagne ou encore le Portugal.
En 2024, un nid de Balbuzards pêcheurs du domaine a été équipé d’une caméra afin de suivre en direct la période de reproduction. Objectif : assurer un suivi de l’espèce et sensibiliser le public à la protection de la biodiversité.
Bilan 2024 de la reproduction des Balbuzards pêcheurs de Chambord :
- 5 nids occupés
- 12 naissances
- 10 jeunes bagués avant l’envol
- 2 jeunes observés et photographiés en Espagne en octobre-novembre 2024, probablement au cours d’une halte migratoire.
Le dérangement humain est le principal facteur d’échec de la reproduction des Balbuzards pêcheurs. Surtout, n’approchez jamais d’un nid !
Bilan 2025 de la reproduction des Balbuzards pêcheurs de Chambord :
8 nids occupés
Au moins 7 nids avec naissances confirmées
7 poussins observés sur les nids suivis (C, M et G)
1 échec de reproduction documenté (nid B, 3 œufs non éclos)
Malgré un suivi attentif et des comportements de couvaison exemplaires, le nid B a connu un échec dont les causes restent incertaines. Le dérangement humain, auquel l’espèce est particulièrement sensible, pourrait être un facteur explicatif.
Le suivi des autres nids, non équipés de caméras, permettra d’affiner ces résultats lors des opérations de baguage.
Le dérangement humain demeure l’un des principaux facteurs d’échec de la reproduction des Balbuzards pêcheurs. Il est essentiel de ne jamais s’approcher des nids.
En 2026, les actions se poursuivent :
● Installation d’une deuxième caméra d’observation sur une aire de Balbuzards pêcheurs du domaine. Axée sur la cuvette du nid, équipée d’un micro et d’une vision nocturne, la caméra offre une immersion totale dans la vie des Balbuzards
● Installation de pièges photographiques dans les autres nids du domaine pour assurer un suivi à distance des occupations et naissances.
Partenaires scientifiques du Domaine national de Chambord dans le suivi, l’étude et la préservation des Balbuzards pêcheurs :
- DRÉAL Centre-Val de Loire et Ligue de protection des oiseaux (LPO) via le Plan national d’actions du Balbuzard pêcheur et du Pygargue à queue blanche (2019-2029) ;
- Institut d’écologie appliquée (IEA) / Natura 2000 Sologne ;
- Centre de recherche sur la biologie des populations d’oiseaux (CRBPO) / Museum national d’histoire naturelle (MNHN) via le programme personnel de baguage des balbuzards pêcheurs en France continentale ;
- Office national des forêts (ONF) ;