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Le musée de la chasse et de la nature à Chambord

Cerf

La chasse était l’une des motivations qui ont amené François Ier a faire surgir de la forêt un château exceptionnel, aux confins du Val de Loire et de la giboyeuse Sologne. Les terrasses du donjon servaient d’observatoires et permettaient de suivre le mouvement des veneurs et de la meute. Après François Ier cette tradition a été maintenue par les hôtes de Chambord les plus illustres : Louis XIV, Stanislas Leczinski et le maréchal de Saxe.

Consacré à l’illustration des rapports qu’entretient l’homme avec l’animal et l’espace sauvages, un musée de la Chasse et de la Nature est présent au second étage du château de Chambord depuis 1971. C’est le président Georges Pompidou qui souhaite, alors, faire de ce domaine de l’Etat un haut lieu de l’art cynégétique. Il s’adresse à l’industriel et mécène François Sommer, déjà fondateur de la Maison de la chasse et de la nature dont dépend le musée du même nom à Paris, pour repeupler le parc de Chambord et animer l’intérieur du château.

Ces aménagements s’accompagnent d’une galerie des trophées et d’une mise en valeur toute particulière de la salle des Soleils du rez-de-chaussée du donjon par laquelle vous commencerez certainement votre visite. Une partie du décor cynégétique de la salle à manger du château des Tuileries commandé par le duc d’Orléans et des animaux naturalisés de la forêt solognote vous y accueilleront.


Tableau de chasse - ChambordTableau de chasse - ChambordTableau de chasse - Chambord

Depuis 2005 le musée de la chasse et de la nature de Chambord a précisé son orientation autour de deux axes :
  • le château construit pour servir la chasse. Les diverses techniques de chasse pratiquées à la Renaissance sont évoquées à travers les objets d’époque et les tapisseries à thèmes cynégétiques, telles que les magnifiques pièces des Chasses de Maximilien de la fin du XVIIème siècle. Ces tapisseries de laine et de soie ont été tissées au Gobelins pour Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse (1678-1737) par Dominique de la Croix comme en témoignent les initiales figurant sur les bordures. Elles ornaient encore les murs du château d’Anet à la veille de la Révolution et ont été données à la ville de Chartres en 1815 par la duchesse d’Orléans.
    La toute première tenture des
    Chasses de Maximilien a été tissée autour de 1530 et inspirée du livre de la chasse de Gaston Phoebus. Les scènes se déroulant aux environs de Bruxelles et l’un des personnages ayant été associé à Maximilien ou à son petit-fils Charles Quint, le nom de la tenture s’est imposé dès le XVIIème siècle. Constituée de douze pièces, chacune représentant un mois de l’année, elle se trouve aujourd’hui au musée du Louvre.


  • L’imaginaire de la forêt dans l’art d’aujourd’hui. Thème illustré par des mises en scènes très contemporaines telles que le salon de Chasseet la chambre des chasseurs de Mark Dion.
    Depuis plusieurs années Mark Dion tente de déconstruire les codes visuels et idéologiques qui ont, au cours de notre histoire, formaté notre connaissance et notre expérience de la nature. Il étudie ainsi les musées d’histoire naturelle et les lieux propres à la taxidermie afin de créer des liens entre histoire réelle et histoire rêvée. Le salon de chasse se compose d’un ensemble d’éléments évoquant un univers fictionnel à la gloire de l’art cynégétique. Sont ainsi réunis une multitude de massacres que l’artiste a mélé à des bannières de feutres réalisées pour la circonstance. Au fond de la salle une « aire de vision » constituée d’un salon privé luxueusement décoré, réalisé sur le modèle des observatoires du domaine, suggère un point de vue sur l’exposition et sur le cérémonial présidant au rituel de la chasse.

    La chambre des chasseurs réunit un ensemble de documents photographiques encadrés et sous vitrines provenant de diverses collections privées du XXème siècle à aujourd’hui. Ces images du chasseur posant devant son trophée sont autant de témoignages de rites encore pratiqués maintenant.


Musée de la chasse et de la nature de Paris :
62, rue des Archives – 75003 Paris
Tél : 01.53.01.92.40 - musee@chassenature.org
www.chassenature.org