Artistes en résidence

Initiées en 2011, les résidences permettent de faire de Chambord non seulement un lieu de diffusion mais aussi de création contemporaine. La présence au château d’artistes de disciplines diverses permet d’organiser des rencontres avec le public local, parfois «empêché», par le biais de lectures, de concerts, de conférences… mais aussi de séances de travail pédagogique avec des artistes amateurs, en étroite collaboration.

Alexandra Grimal

Alexandra Grimal

Alexandra Grimal @Jeff Humbert

Alexandra Grimal (née en 1980) est compositrice, saxophoniste et chanteuse. En résidence de compositeur à la Scène Nationale d’Orléans de 2015 à 2017 (DGCA-SACEM), elle a créé en 2016 le trio kankū (avec Éric Echampard et Sylvain Daniel) et en 2017 la version concert de son opéra clandestin la vapeur au-dessus du riz.

Elle se produit à l’international dans les festivals tels que Musica, Donaueschingen, les Philarmonies de Paris, de Cracovie, Parco della Musica, Opéra de Dijon… Formée en saxophone jazz à la Sibelius Academy, au CNSM de Paris, au Conservatoire Royal de La Haye, a étudié auprès de John Ruocco, Steve Coleman… Elle étudie le chant avec Donatienne Michel-Dansac, Martina Catella, Brigitte le Baron, Frédérique Epin. Remarquée dès 2007 au Concours International de Jeunes Solistes de Fribourg, elle a depuis reçu de nombreux prix notamment, deux MacDowell Fellowship et un Tavitian Fellowship en tant que compositrice.

Elle sort son premier disque Shape en 2009, avec Antonin Rayon et Emmanuel Scarpa. Après son deuxième disque, Seminare Vento, elle part s’installer à New York pendant deux ans, et en revient avec un album, Owls Talk, au casting prestigieux : Lee Konitz, Gary Peacock et Paul Motian. Alexandra Grimal dirige aussi l’ensemble Nāga (commande d’Etat – Marc Ducret, Nelson Veras, Benoît Delbecq, Stéphane Galland, Jozef Dumoulin et Lynn Cassiers) dont le double-album est sorti en mars 2019. Tous ses disques ont été primés, notamment Andromeda, avec son quartet américain (Todd Neufeld, Thomas Morgan et Tyshawn Sorey), publié chez Ayler Records en 2012.

Elle a été soliste à l’Orchestre National de Jazz, au sein du tentet de Joëlle Léandre Can You Hear Me? et poursuit ses collaborations avec des artistes issus d’autres formes d’arts. Elle se produit comme chanteuse au sein de l’ensemble Dedalus, notamment dans la pièce Death Speaks de David Lang. Elle crée actuellement une pièce chorégraphique shānta pour cinq danseuses, commande de Césaré, coproduction de la Scène Nationale d’Orléans. Artiste en résidence au Centre des arts numériques à Enghien-Les-Bains en 2020, elle travaille sur un spectacle immersif the monkey in the abstract garden pour voix, musique électronique, scénographie et installation vidéo.

En mars 2020, humus, pièce pour orchestre symphonique, commande du Paris Mozart Orchestra et de la Philharmonie de Paris sera créé à la Philharmonie de Paris lors du concours international de cheffes d’orchestre La Maestra.

La résidence chambourdine d’Alexandra Grimal, qui s’est étalée de janvier à septembre, lui a permis notamment de composer the monkey in the abstract garde, de terminer sa pièce chorégraphique shānta et de débuter le travail de composition de la musique d’une pièce de Mishima mise en scène par Raphaël Trano de Angelis (Compagnie de l’Eventail), qui fera certainement l’objet d’une sortie de résidence en 2021.

Elle fait partie de La Grande Volière qui sera en concert en forêt le 4 juillet 2021 dans le cadre du 10ème festival de Chambord.

 

Lydie Arickx

Depuis 1991, Lydie Arickx travaille sur de grands formats et aborde la sculpture monumentale. Ses œuvres figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée National d’Art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan, MACS Saint-Vincent-de-Tyrosse, fresque pour la commémoration du centenaire des arènes de Dax en 2013…).

Dans son atelier toujours considéré comme lieu d’expérimentation, l’artiste recherche et adapte de nouveaux supports et matériaux pour ses créations (bétons spécifiques, toiles Emeri, bois, tissus, bitume, résines et fibres…) lesquelles seront nombreuses dans l’exposition qui prendra place à Chambord en mai 2021. Une centaine d’œuvres (dessins, tableaux, sculptures, installations) investira ainsi le château croisant les formats, les matières et les genres, en un hymne à l’énergie de la vie et à ses multiples métissages.

Lydie Arickx organise en effet régulièrement des événements culturels sur de grandes scènes nationales (Art Sénat en 2001…) mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant (stages de créativité pour les écoles, entreprises, hôpitaux… ; manifestations culturelles, expositions, etc.) et c’est tout naturellement qu’elle proposera une performance au cours de la résidence de printemps qui précédera l’installation de l’exposition. Pendant une dizaine de jours, à partir du 6 avril, sous l’œil attentif de scolaires venus spécifiquement mais également du public en visite dans le monument, l’artiste interviendra sur une gigantesque toile de 8 x 5.50m préalablement imprimée du Printemps de Botticelli. Le résultat fera partie intégrante de l’exposition et sera visible à partir du 30 mai 2021.

En complément de cette performance, l’artiste travaillera avec les détenus de la Maison d’arrêt de Blois.