Résidences passées

Initiées en 2011, les résidences permettent de faire de Chambord non seulement un lieu de diffusion mais aussi de création contemporaine. La présence au château d’artistes de disciplines diverses permet d’organiser des rencontres avec le public local, parfois «empêché», par le biais de lectures, de concerts, de conférences… mais aussi de séances de travail pédagogique avec des artistes amateurs, en étroite collaboration.

La résidence permet au photographe Georges Carillo de travailler sur la faune sauvage. Photographe depuis toujours, il vient observer les nombreux habitants de la forêt de Chambord, plus grand parc classé Natura 2000 et clos de murs d’Europe avec ses 5440 hectares.

« J’aime vivre chez les animaux que je photographie. Ils m’habitent, me fascinent, ils croisent rapidement mes objectifs, laissent leurs empreintes. »

La particularité du travail de Georges Carillo passe par le choix du noir et blanc dans ses photographies. Une simplicité graphique qui ne laisse pas de place au superflu et amène directement le spectateur au cœur de l’émotion. Les images sont ensuite tirées en grand format pour être exposées. Chaque image est signée et numérotée, certifiant ainsi la limitation du tirage qui devient une œuvre artistique à part entière.

 

Pour en savoir sur Georges Carillo «  Chasseur d’Ombres » : georgescarillo.com

Jasser Haj Youssef étudie le violon oriental au Conservatoire de Monastir, puis le violon classique à l’Institut Supérieur de Musique de Sousse. À son arrivée en France en 2003, il se perfectionne auprès de grands artistes dont Michel Portal.

Il est l’unique musicien à jouer de la musique orientale et du jazz avec une viole d’amour, instrument d’origine européenne adopté par les Ottomans au XVIIIe siècle avant de disparaitre peu à peu d’Occident jusqu’à sa redécouverte au siècle dernier. Jasser Haj Youssef incarne musicalement ce pont entre ces deux civilisations.

À Chambord, où il a résidé en février puis en avril, le musicien s’est imprégné des espaces du château pour préparer un nouvel enregistrement. Cette résidence de création a été ponctuée de trois temps forts :

  • deux rencontres avec les détenus de la maison d’arrêt de Blois
  • un concert gratuit à l’église de Montlivault
  • un travail de plusieurs semaines supervisé par un chef de chœur du territoire avec un ensemble vocale, les élèves de l’ensemble «La Flûte Enchantée» de Bracieux et un groupe de joueurs de Oud de la Maison de Bégon, qui se sont produits à la salle des fêtes de Huisseau-sur-Cosson.

Jasser Haj Youssef a également participé au 8è festival de Chambord au cours duquel il a présenté un projet conçu exclusivement pour le château. Ainsi, avec Lama Gyourmé et Gaël Cadoux, le public a pu participer à une expérience musicale unique entre viole d’amour, chants spirituels et musique électronique à l’intérieur du château.

A l’instar de ce qui fut réalisé en 2014 en organisant une résidence d’écriture sur un projet liant Saint Simon à la musique, ayant abouti à la publication de A l’opéra Monsieur, le domaine national de Chambord et le claveciniste Olivier Baumont se sont retrouvés cette fois autour d’un projet lié à Cinq-Mars : figure romantique par excellence, le héros tragique qu’est devenu Cinq-Mars a suscité de nombreuses œuvres, tant littéraires que picturales ou musicales, qui ont élevé la figure au rang de mythe, avec les variations qui caractérisent ce type de construction.

Le temps de résidence accordé à Olivier Baumont lui a permis de travailler sereinement à son projet et d’interagir avec le territoire lors de trois événements qui ont ponctué son séjour chambourdin :

 

dimanche 18 mars à 16h : Récital donné par des jeunes clavecinistes autour d’Olivier Baumont, château de Chambord

mardi 27 mars à 18h30 : Conférence en musique «Un destin tragique : Henri d’Effiat de Cinq-Mars (1620-1642)», bibliothèque Abbé Grégoire de Blois

jeudi 29 mars à 19h : Récital de clavecin, programme 100% Scarlatti, église de Fontaines-en-Sologne

 

Comme en 2014, Olivier Baumont a tenu un journal de résidence qu’il souhaite partager. Vous pouvez le lire en cliquant ICI

Jérôme Zonder est né en 1974. Au sortir des Beaux-Arts de Paris en 2001, il s’est fixé une suite de règles : ne pratiquer que le dessin, ne travailler qu’en noir et blanc, s’interdire la gomme et la reprise et ne pas se limiter aux dimensions habituelles de la feuille de papier. Interrogeant la question de la mémoire, de la violence historique et de notre responsabilité, ses œuvres – souvent de grand format – conjuguent une virtuosité impressionnante et une admirable justesse du propos.

L’artiste a résidé un mois à Chambord en amont de l’exposition qui lui est consacrée, afin d’investir certains des espaces du 2è étage qui accueillent un peu moins de 150 œuvres  (une imposante galerie de portraits, des foules de mains levées, des corps enchevêtrés et une forêt symbolique traversant les murs de l’Histoire…).

Au cours de sa résidence au château de Chambord, Jérôme Zonder a animé une rencontre publique au lycée Dessaignes de Blois le jeudi 17 mai à 18h30 au cours de laquelle il a échangé avec les lycéens sur son travail et la notion de « dessin » .

 

Les Fruits du cinéma #7

Les Fruits du cinéma #7, 2013, fusain et mine de plomb sur papier, 24 x 32 cm, collection particulière

 

 

Les Blessé #6, 2017

Les Fruits du dessin # 41

Les Fruits du dessin # 41 (détail), 2015, fusain et mine de plomb sur papier, 32 x 24 cm, collection particulière

Jérôme Zonder s’expose à Chambord jusqu’au 30 septembre 2018. Accès avec le ticket d’entrée du château. Pour en savoir plus : cliquez-ici.

Le 13 février 2018 la librairie Les Temps modernes a accueilli Eugène Savitzkaya, un des écrivains les plus étonnants des dernières décennies alors en fin de résidence au château de Chambord, le temps d’une rencontre animée par Tanguy Viel.

Cet écrivain de langue française parmi les plus importants de sa génération, poète, romancier et essayiste, a publié depuis les années 70 une quarantaine de livres toujours marqués par une exigence et une inventivité formelle qui lui confèrent une place singulière dans le paysage littéraire. Ecrivain des confins, de la désorientation, des détours et d’une certaine frénésie, Savitzkaya propose dans chacune de ses publications un univers particulier, un projet solitaire qui s’exprime dans un agencement qui lui est propre. Si la dimension poétique informe tous ses textes, culbutant les habitudes ronronnantes de lecture, elle confère à sa voix une personnalité qui embarque le lecteur dans des visions marquantes, des paysages savoureux, dont on ne ressort pas indemne.

Au gré de plusieurs périodes de résidence à Chambord, d’avril à août en 2017, Eugène Savitzkaya a beaucoup exploré le château, la forêt, les étangs afin de faire l’expérience d’une errance qui sera la matière de son prochain livre, un roman sous forme de conte russe mêlant château, forêt, nombreux personnages et labyrinthe.  Ce sont des extraits de cette future publication, inédits et nés de ses déambulations dans le Domaine au fil de ses séjours, que l’écrivain a présenté à un auditoire orléanais constitué d’une cinquantaine de personnes.

EAC à Chambord

À Chambord, l’effort de démocratisation culturelle n’est pas un vain mot : conformément aux souhaits du Ministère de la Culture et de la Région Centre Val de Loire, le domaine national de Chambord s’engage depuis 2011, grâce à son programme de résidence d’artiste, dans une politique d’EAC (éducation artistique et culturelle) consistant à promouvoir la culture sur les territoires ruraux, auprès de publics scolaires ou « empêchés », en favorisant leur rencontre avec les artistes.

Mesures de sûreté «VIGIPIRATE»

A la suite des attentats survenus en France en 2015 et 2016, et afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le domaine national de Chambord applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques.