Restauration et dorure des lanternons

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Conjuguant les traits de l’architecture médiévale et la nouvelle manière de construire des architectes de la Renaissance italienne, Chambord évoque les châteaux forts qui l’ont précédé. Chambord s’inspire et se nourrit de l’imaginaire médiéval, des romans de chevalerie et des représentations typiques telles qu’on les voit dans les enluminures des Très riches heures du duc de Berry. Chambord, dans sa conception telle que souhaitée par François Ier, surgit au loin pour le visiteur qui découvre le monument, dans la forêt, comme un château enchanté et enchanteur. Ses dorures évoquent le caractère quasi-céleste de la cité idéale et rappellent la nature royale de l’édifice.

Dès 1540 sous François Ier, la dorure à la feuille des lanternons de Chambord est attestée par plusieurs témoignages. Cet état a perduré jusqu’en 1577. Le décor de pierres de l’architecture de Chambord, et de ses terrasses, glorifie le roi et exprime là tout l’imaginaire romanesque. A ce décor lapidaire s’ajoutaient des ornements de plomb richement ouvragés qui ont disparu après la Révolution. Ils ont été en grande partie rétablis au XIXe siècle et à nouveau supprimés dans les années 1950. Aujourd’hui, le Chambord que l’on voit est appauvri dans son décor, il est limité par rapport à la silhouette qu’il a connue pendant près de 500 ans. Dans un second temps, la dorure des lanternons, qui sera menée par des maîtres-doreurs, modifiera de façon spectaculaire la perception de Chambord dans son environnement naturel. Il s’agit de restituer la perception originelle de Chambord, le choc esthétique qu’il provoque avec ses pointes dorées que l’on aperçoit au-delà de la cime des arbres.

Le premier témoignage correspond à la facture payée par le roi au doreur qui a travaillé à Chambord :
« A Lazare Chanet, bateur d’or, payé en 1541, 18* du milier d’or employé à dorer le plomberie du donjon ».

André Félibien, le chasteau de Chamborg, dans Mémoires pour servir à l’histoire des maisons royalles et bastiments de France, 1681.

« Au bout de cette petite vis il y a une lanterne… Et au-dessus de celle-ci il y en a encore une autre plus petite… Toutes les deux sont couvertes de plomb peint en or et bleu, ainsi que les globes dorés et les petits drapeaux. Au-dessus de la voûte, les salles forment terrasse et les quatre tours s’élèvent en pyramide avec une lanterne dorée … »

Texte reproduit dans : Jean Guillaume et Rafael Moreira, La première description de Chambord, dans Revue de l’Art, Editions du CNRS, 1988, pp. 83-85. Source : Fernao Duarte de Monterroio, Memorias dos sucessos de Portugal, fol. 36 et 36v, British Library, Londres.

Les objectifs

  • L’objectif pour 2019 est de restaurer puis restituer les ornements de plombs et de redorer le sommet des lanternons tels qu’ils étaient en 1539 quand François Ier a accueilli son rival, Charles Quint.
  • Ce projet est un projet cohérent, complet, rigoureux, destiné à magnifier le monument et à retrouver le premier Chambord, voulu par François Ier.
  • Symboliquement, c’est une restauration majeure pour les 500 ans du monument, qui redonnera leurs lettres de noblesse aux parties sommitales de l’édifice.

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