Nuit insolite 2014

Vendredi 6 et samedi 7 juin 2014

Depuis 2011, le principe de la Nuit insolite reste inchangé : le public est invité à assister à trois spectacles dont il ne sait rien, ni la forme ni le nom des trois compagnies…

Ces deux soirées uniques ont de nouveau permis à chacun de se laisser surprendre, d’être un spectateur sans préjugé ni référence dont la curiosité n’a été satisfaite qu’à la fin, lorsque lui a été remise la feuille de salle.

Pour cette quatrième édition, le public a pu découvrir :

- Nous laisser le temps de trouver les mots, mis en scène par Hans Peter Cloos, avec Dominique Frot & Olivier Torres (création)

Ce spectacle a été conçu à partir de la correspondance sur plus de vingt ans d’Ingeborg Bachmann et Paul Celan, portant sur scène l’une des plus belles correspondances littéraires du XXème siècle. Soutenues par une tension sourde, les voix intimes des deux plus grands poètes de langue allemande s’offrent comme à nu sur le plateau. Le sentiment y trouve une expression juste, au-delà de toute mièvrerie ou simplification outrancière, tout comme les affrontements idéologiques qui caractérisent l’après-guerre en Europe. Les lettres échangées accompagnent à la fois leurs relations amoureuses, leur rupture, mais également les tensions politiques et littéraires qui traversent l’Allemagne et la France durant ces deux décennies…

La Musique au château de Chamboord de François Sarhan & Zwerm

Le public était invité à traverser des parties du château et des espaces qui ne sont pas ouvertes à la visite. Et pour cause : des évenements peu connus, ou tragiques, ou sujets à discussion s’y sont déroulés. On y a torturé, prié, pique-niqué, échangés des mots doux, des insultes… Une série plus complète d’aventures a été recueillie et notée avec grand soin et grande rigueur par François Sarhan, et a été compilée pour former beau et fort volume : La Vérité sur le château de Chamboord, catalogue de l’exposition du même nom.

Ecoute – Voir. Lumière et obscurité au Moyen Âge  par l’Ensemble Beatus

Ce spectacle mêlait étroitement de larges extraits d’Abbés de Pierre Michon (2002) et des chants majoritairement issus du répertoire vocal médiéval. A partir du récit initiatique de Michon, fondé sur l’imaginaire de la relique, l’Ensemble Beatus a choisi d’orienter sa recherche scénique sur une forme « obscure » du spectacle, nourrie par des questions et recherches multiples.

 

 

Design : Frédéric Célestin – Paris

 

 

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